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Le Basenji
Un primitif aux allures de félin
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Texte : Ursula De Bels - Photos : Hermeline
FR
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Ni corniaud,
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bâtard malgré son
allure passe-
partout. Ne vous
y fiez pas, ce
chien-là est né
dans le berceau
du monde et
frayait il y a
quelques
millénaires
encore avec les
Égyptiens.
Portrait d'un
aïeul en mal de
reconnaissance.
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Un basenji mâle ne devrait pas, en théorie,
excéder les 12 kg. Il doit sa petite taille à ses
origines africaines, lorsqu'il devait se frayer un chemin
dans la brousse.
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Il
n'a pas un physique de star et personne ne se retourne sur son passage.
Pourtant, ce petit chien est original à plus d'un titre. Courageux
tout d'abord : on raconte même qu'en meute, il est capable de chasser
le lion. Ancien, très ancien ensuite : on estime que la race est
apparue il y a plusieurs milliers d'années. On retrouve en effet
la trace d'un animal présentant de grandes similitudes physiques
avec le basenji sur les bas-reliefs égyptiens, 3600 ans avant Jésus-Christ.
On le rencontre aussi au pays des Pygmées, dans la forêt congolaise.
Là, il aide les hommes à la chasse, levant antilopes et petit
gibier. Il aurait ensuite essaimé en Égypte.
"C'est un chien rare, vraiment extraordinaire",
s'enflamme Jacques Médard-Ringuet, président du club, qui
a "flashé" il y a dix ans sur une petite chienne basenji d'origine
africaine. "Quand j'ai vu ce petit chien en exposition, j'ai craqué.
J'ai trouvé qu'il avait un physique de pur-sang arabe", s'enthousiasme
pour sa part Mme Davi qui élève des basenji depuis cinq ans.
"Les basenjis ne sont
pas des chiens de compagnie, ce sont de vrais chiens, des primitifs."
De sa vie en extérieur où il devait éviter les prédateurs,
le basenji a gardé l'habitude de rester perché. "Ce chien
a des attitudes de chat. Il croise les pattes comme les félins",
raconte Jacques Médard-Ringuet. Cependant, contrairement aux chats,
il ne supporte pas la solitude. Il lui faut un maître assez présent.
Il est pourtant très indépendant et n'a pas l'instinct grégaire.
Comme les chats, c'est lui qui choisira le moment des caresses. "C'est
un chien très intelligent. Certains disent que si un chien devait
parler, ce serait le basenji. Lorsqu'on lui parle, il écoute en
fronçant la peau du front", explique Jacques Médard-Ringuet.
"On ne peut pas ne pas l'aimer, s'exclame Mme. Davi, il est malin,
leste et rusé. Ce qui est fascinant, c'est son regard perçant
et mystérieux." Très propre naturellement - on ne lui
connaît pas d'odeur corporelle et il se lave lui-même - il
n'est pas très difficile à éduquer à condition
de savoir ménager sa susceptibilité. "Inutile de crier
dessus ou de chercher à l'humilier, ce serait catastrophique. Il
ne faut pas le mettre en position d'infériorité, car cela
risque de le bloquer", indique Jacques Médard-Ringuet. Il s'entend
plutôt bien avec les enfants. Remuant et très dynamique, il
n'est pas fait pour les appartements ni les personnes frêles. "En
ce moment j'ai un chiot âgé de neuf mois à qui je n'arrive
pas à faire prendre du poids tellement il est remuant", explique
le président du club. C'est donc un chien qui a besoin de faire
beaucoup d'exercice et son propriétaire ne devra pas s'étonner
de le voir grimper aux murs. Le basenji était en Afrique apprécié
pour ses capacités de chasseur : "C'est un talent qu'il faut
absolument entretenir, explique Mme. Davi. Certes, le basenji n'aboie
pas, mais éduqué très jeune avec d'autres chiens de
chasse, il devrait être très bon au rapport." S'il a tendance
à courir partout et à se dépenser sans compter, il
faut malgré tout veiller à ne pas trop l'alimenter. La peur
du lendemain le pousse à se goinfrer sans compter et plus on en
met dans la gamelle, plus il en mange.
Un mâle ne devrait pas, en théorie, excéder
les 12 kg. Il doit sa petite taille à ses origines africaines, lorsqu'il
vivait dans la brousse où il devait se frayer un chemin. Une des
caractéristique de son physique est sa queue, portée haut
et enroulée en boucle serrée. Chien à poils ras (ce
qui est d'ailleurs une raison invoquée pour expliquer son peu de
succès auprès des Français) il peut être de
différentes couleurs. Noir et blanc, rouge et blanc, noir, feu et
blanc, fauve et blanc sont les couleurs prévues par le standard.
Le bringé, en revanche, n'est pas autorisé en France. Ce
qui n'est pas sans créer quelques problèmes. "Cette interdiction
nuit au développement de la race en France, à son essor.
En effet, de nombreux éleveurs ont produit du bringé, l'ont
vendu en arguant que c'était une couleur rare. A l'arrivée,
les chiens n'ont pas été confirmés. Nous disposons
donc d'un cheptel important, mais pour l'instant non confirmable",
explique Jacques Médard-Ringuet. Aux Etat-Unis et dans d'autres
pays d'Europe, cette couleur est acceptée en exposition. Depuis
plusieurs années, on annonce qu'elle devrait imminemment faire son
entrée dans les coloris acceptés. A suivre donc lors de la
prochaine commission zootechnique. On décèle une légère
instabilité au niveau du caractère "surtout dans les lignées
africaines" explique Jacques Médard-Ringuet qui ajoute que "les
chiens d'origine américaine sont beaucoup plus égaux de caractère,
les éleveurs américain ayant beaucoup œuvré dans ce
domaine".
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LE BASENJI EN BREF
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Groupe : 5.
Taille : 43 cm pour les mâle,
40 cm pour les femelles.
Poids : 11 kg pour les mâles,
9,5 kg pour les femelles.
Couleurs : noir pur et blanc, rouge
et blanc, noir, feu et blanc avec pastille feu au dessus des yeux et masque
feu, fauve et blanc.
Signes particuliers : queue attachée
haut enroulée en boucle serrée. N'aboie pas, son cri tient
du gloussement/ |
CLUB DU BASENJI
Président : Jacques Médard-Ringuet
10, rue Vassal.
94100 Saint-Maur.
Tél. : 01.48.86.96.90. |
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